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Scène Internationale

infos-adc39 · 15 novembre, 2006

Canada : Un service de recherche d’ouvrages qui rivalisera avec Google ?

HarperCollins vient d’annoncer la création prochaine, en collaboration avec Libre Digital, d’une réserve numérique libre, dite Libre Digital Warehouse, laquelle permettra à ses utilisateurs d’effectuer des recherches en ligne dans ses ouvrages. Le service ne portera à ses débuts que sur un nombre limité de titres, mais l’éditeur envisage de l’étendre dans un proche avenir à une réserve de 19 000 titres comprenant aussi bien des éditions courantes que des ouvrages en stock. Ce nouveau service permettra à l’éditeur de décider de quelle portion de texte il permet la consultation ou garde par quelque autre moyen le contrôle. Harper Collins fait œuvre de pionnier en la matière ; on s’attend néanmoins que ce mode d’exploitation d’Internet fasse d’autres adeptes dans le monde de l’édition. On en saura davantage en consultant Publishers Weekly. On en saura davantage en visitant www.publishersweekly.com.

Suède : Le Parti pirate soutient Internet Anonyme

Le Parti pirate a accordé son soutien à un réseau darknet, en clair un réseau Internet anonyme qui autorise le partage de matériel entre particuliers, sans risque d’atteinte à la vie privée ou de vol d’identité. Ce partage peut s’étendre au partage de matériel protégé par un droit d’auteur. Ce réseau est une création de la société Relakks, exploitante d’un portail qui rend toutes les données anonymes. Le Parti pirate s’est prononcé en faveur du réseau par souci de la vie privée de tous les Suédois. La valorisation de la vie privée, se justifie-t-il, est au cœur des préoccupations des citoyens de la Suède. On en saura davantage sur le réseau darknet et l’appui que lui donne le PP en visitant www.slyck.com ou www.bbc.co.uk.

Iran : la censure sur Internet demeure impitoyable

Business Week en ligne se penche sur la sévérité de la censure en Iran. Selon le papier, les autorités iraniennes censurent les contenus sexuels, les discussions portant sur la politique internationale et les clavardoirs. L’Iranien lambda s’est vu interdire l’accès à certains sites web, dont le service persan de la BBC ; les débrouillards, eux, passent par les réseaux de partage de fichiers pour échanger de l’information à l’insu des censeurs. Cela n’a pas empêché un certain nombre de carnetistes de goûter dernièrement aux geôles gouvernementales. Les carnetistes et autres journalistes peuvent être mis en examen en vertu de la loi antisubversion, laquelle prévoit des peines de prison pouvant atteindre cinq ans. Les tribunaux n’ont prononcé jusqu’ici que des sentences avec sursis. On en saura davantage en consultant le reportage de Business Week en ligne. On en saura davantage en visitant www.businessweek.com

Union européenne : Des pays se collettent avec la gestion des droits numériques

En France, le controversé projet de loi sur la gestion des droits numériques a maintenant force de loi. Les utilisateurs d’une technologie de gestion des droits numérique (GDN / DRM en anglais) sont désormais tenus de la partager avec leurs concurrents qui en font la demande, moyennant dédommagement du créateur de la technologie. Le texte est une version très édulcorée du projet de loi déposé devant l’Assemblée nationale. Le débat autour de la GDN demeure politiquement brûlant. Le Parti socialiste (PS), premier parti d’opposition, s’est engagé à revoir la loi s’il est élu en 2007, mais il s’est abstenu de dévoiler les modifications envisagées. On en saura davantage en visitant www.zdnet.fr.

La question de la GDN mobilise également les organismes de défense des droits des consommateurs et autres en Suède, au Danemark et en Norvège. Des groupes de tous pays ont écrit en grand nombre à Apple inc. pour lui faire part de l’inquiétude que leur inspire sa technologie de GDN. Ils devraient vraisemblablement tenir dans un proche avenir avec Apple une rencontre au sujet des incidences de la GDN sur les droits des consommateurs. On en apprendra davantage en consultant Internet Law News. On en saura davantage en visitant www.bna.com/ilaw

États-Unis : Davantage de téléchargements en vue pour les consommateurs

La DVD Copy Control Agency (DVD CCA) a annoncé des adaptations de sa technologie de cryptage et la création d’un DVD destiné à la copie de films téléchargés sur ordinateur individuel en vue du visionnement à l’écran d’un téléviseur domestique. L’Association a pris cette décision après avoir constaté que les consommateurs boudaient les services de téléchargement légitimes des films offerts en raison précisément de cette limitation. Faut-il voir dans cette décision l’indice d’une nouvelle optique stratégique de la part de l’industrie cinématographique, savoir rendre l’utilisation légitime si facile que les moyens illicites perdent tout intérêt ? On en saura davantage en visitant www.dvdcca.org

États-Unis : De nouveaux contrats pour les acteurs américains

L’American Federation of Television and Radio Artists (AFTRA) et la Screen Actors Guild (SAG) négocient avec l’industrie publicitaire un nouveau contrat d’artiste applicable aux publicités adaptées pour diffusion dans Internet. L’AFTRA se dit à la recherche d’une nouvelle grille de rémunération qui prévoirait le versement d’une nouvelle redevance chaque fois qu’une publicité est diffusée sur Internet. Cependant, étant donné les systènes de diffusion qui prévalent sur la Grande Toile, l’élaboration pose des difficultés. (Si le projet de contrat se concrétisait tel quel, les membres de l’AFTRA et de la SAG verraient augmenter leurs cachets de 6 % et les cotisations à leurs régimes de prévoyance [retraite et maladie] de 0,5 %, alors que les annonceurs jouiraient d’une souplesse accrue dans la gestion de leur publicité.) On en saura davantage en visitant www.aftra.org.

États-Unis : Google et Associated Press s’entendent sur l’utilisation de contenus dans Internet

Google et Associated Press ont conclu une entente qui permettra au moteur de recherche d’utiliser les photos et les manchettes de l’agence de presse. La valeur du marché, dont la négociation auraient duré plusieurs mois, demeure un secret. À la suite de l’annonce du règlement, la représentante de Google, Sonya Borlav, a déclaré : « Google a toujours été persuadé que les fournisseurs de contenus et les éditeurs avaient droit à la juste rémunération de leur travail afin qu’ils puissent continuer de produire de l’information de qualité supérieure. […] Nous travaillons constamment à de nouveaux moyens d’aider les utilisateurs à trouver l’information qu’ils recherchent, à preuve notre accord commercial avec Associated Press. » On en saura davantage en visitant www.news.com.com.

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