Litiges
infos-adc39 · 15 novembre, 2006
Une cour fédérale d’appel renvoie en prison un vidéoblogger-journaliste indépendant
Le 1er août 2006, Josh Wolf, 24 ans et vidéoblogger-journaliste indépendant, est incarcéré aux États-Unis pour outrage au tribunal, en raison de son refus de comparaître devant un grand jury et de lui remettre les images qu’il avait tournées en juillet 2005 au cours d’une manifestation contre le sommet du G8 [dont l’Écosse est alors l’hôte]. Remis en liberté sous caution le 2 septembre, il est renvoyé en prison le 22 jusqu’à la fin de sa procédure en appel devant la cour du 9e circuit au grand complet. D’aucuns se demandent si le ministère public n’aurait pas outrepassé les limites de sa compétence ou si Wolf n’aurait pas dû, vu la nature de la manifestation à laquelle seraient censément liées ses archives, bénéficier des garanties prévues à la loi-bouclier (_Shield Law)_ de la Californie [loi spéciale qui protège la confidentialité des sources des journalistes]. On en saura davantage en visitant http://freejosh.pbwiki.com.
Dans une interview donnée à www.cnetnews.com, Wolf, à qui l’on demandait s’il croyait que les bloggers devraient être protégés en tant que journalistes, a répondu : « J’estime qu’on devrait être protégé dès lors qu’on exerce des activités journalistiques. »
Un règlement intervient entre Sharman Networks et l’industrie australienne du disque
Sharman Networks, propriétaires de Kazaa, se sont mis d’accord avec l’industrie australienne du disque sur un règlement à l’amiable estimé à plus de cent millions de dollars, aux termes duquel ils consentent à filtrer toutes les informations relatives à du matériel protégé par un droit d’auteur partagées sur son réseau. Fait intéressant, Niklas Zennstrom et Janus Friis, les milliardaires de l’Internet et concepteurs du programme, qui l’ont cédé il y a plusieurs années à Sharman, ont néanmoins contribué au versement de la somme stipulée. On en saura davantage en visitant www.usatoday.com.
Les grandes maisons de disques actionnent Lime Wire
Les grandes maisons de disques SonyBMG, Virgin Records et Warner ont accusé Lime Wire LLC et ses dirigeants de violation du droit d’auteur. Les représentants de l’industrie cherchent à obtenir des dommages et intérêts compensatoires et dissuasifs de 150 000 $ pour chaque copie vendue sans autorisation. Selon, la Recording Industry Association of America (RIAA), l’action en justice est nécessaire du fait du peu d’empressement que met le propriétaire du programme Limewire a élaborer un modèle d’affaires légitime, au contraire de ce qu’ont fait dernièrement d’autres sociétés de partage de fichiers entre utilisateurs. On en saura davantage en visitant http://news.zdnet.com.